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Ce n’est pas un carnaval.
C’est une mascarade, clandestine.
Nous ne nous exposons pas,
nous nous promenons en des lieux où nous sommes susceptibles
de ne croiser personne.

Nous sommes des sorciers égarés, en errance.

Nous sommes de grands enfants.

Nos promenades pourraient être rituelles ou cérémonielles.
Elles ne le sont pas,
elles n’ont pas de but, elles sont erratiques.

Nous ne jouons pas de rôle,
Nous construisons nos masques et les habitons.
Le sacré et le jeu s’entremêlent.

Nous cherchons les symboles.

Nous sommes des présences,
coincés entre le passé révolu et l’avenir infigurable.

La Société est Méduse ;
elle a plastifié les anciens dieux :
Nous sommes des animistes dégénérés.
Des intrus.

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